Un recul historique sur le marché de l’immobilier ancien
L’année 2024 marque un tournant pour le marché de l’immobilier ancien en France, avec un total de transactions estimé à seulement 750 000. Ce chiffre, le plus bas depuis 2015, traduit une dynamique ralentie, notamment comparée au pic historique de 1,2 million de ventes atteint en 2021. Alors que les notaires entrevoient un potentiel redémarrage en 2025, la réalité actuelle demeure marquée par des incertitudes économiques et politiques.
Les raisons derrière cette chute sont multiples. D’une part, la hausse des taux d’intérêt rend le crédit immobilier moins accessible pour de nombreux ménages. D’autre part, la crainte générale engendrée par un climat politique instable. Les français sont exacerbés par la dissolution de l’Assemblée nationale en juin dernier qui pèse lourdement sur la confiance des acheteurs. Enfin, la stabilisation des prix, bien qu’apparentée à une bonne nouvelle, n’a pas suffi à relancer l’activité dans un marché morose. Cette situation inquiète les propriétaires qui ne peuvent pas changer de logement mais aussi les investisseurs qui s’inquiètent de la liquidité de leurs investissements. Certains se tournent vers des alternatives immobilière comme les SCPI ou le Crowdfunding immobilier.

Une géographie inégale de la crise
La baisse des transactions varie significativement selon les régions. Les départements du sud, comme la Gironde et les Pyrénées-Orientales, enregistrent les plus fortes diminutions de ventes, atteignant -23 %. En revanche, le nord de la Loire, à l’exception de l’Île-de-France, semble mieux résister.
Côté prix, Nice s’affirme comme une exception, étant la seule grande ville à ne pas enregistrer de baisse en 2024 (+0,1 %). Paris et Bordeaux, deux métropoles emblématiques, affichent quant à elles une baisse respectivement de -4 % et -2 % sur cinq ans, signe d’un équilibre partiellement retrouvé dans ces marchés historiquement tendus.
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Les conséquences pour les investisseurs
Une moindre attractivité de l’immobilier ancien
Pour les investisseurs, ce contexte représente un double défi. D’une part, la réduction du volume de transactions limite les opportunités d’achat. D’autre part, bien que les prix se soient stabilisés, la perspective de rentabilité reste incertaine dans un environnement où l’offre et la demande sont désynchronisées.
Les investissements locatifs, notamment dans les grandes villes, sont également impactés par une pression fiscale accrue et des réglementations de plus en plus strictes. Mais aussi ils craignet les évolutions du PLF 2025. La baisse de la demande achève de rendre certains actifs moins attrayants, incitant les investisseurs à chercher des alternatives.
Des opportunités à court terme
Cependant, cette crise peut offrir des opportunités pour les investisseurs disposant d’une trésorerie solide. La baisse des prix, bien que modérée, permet d’accéder à des biens de qualité à des conditions plus favorables. Pour les investisseurs prêts à adopter une stratégie à moyen ou long terme, l’achat d’immobilier ancien pourrait s’avérer pertinent si les taux d’intérêt diminuent en 2025 comme prévu.
Alternatives pour investir : SCPI et crowdfunding immobilier
Face à cette situation, de nombreux investisseurs se tournent vers des solutions indirectes, telles que les SCPI et le crowdfunding immobilier.
Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI)
Les SCPI, souvent appelées « pierre-papier », permettent de diversifier ses investissements tout en évitant les contraintes liées à la gestion directe. En 2024, elles offrent des rendements attractifs, souvent supérieurs à 6 %, grâce à une gestion optimisée et à un portefeuille diversifié. Cette solution convient aux investisseurs cherchant un revenu régulier sans avoir à gérer un bien physique. Mais aussi cherchant à réduire leur risque via la variété des investissements immobiliers réalisés par la SCPI pour ses co-propriétaires.
Le crowdfunding immobilier
Le crowdfunding immobilier constitue une autre option prisée. Ce mode d’investissement participatif permet de financer des projets immobiliers à court terme en contrepartie d’un rendement potentiellement élevé entre 10% et 12%. Idéal pour les investisseurs à la recherche de diversifications rapides, il nécessite toutefois une tolérance au risque plus importante que les SCPI.