Qu’est-ce que le PER ? Le Plan d’Épargne Retraite est une solution d’épargne à long terme destinée à se constituer un complément de revenu pour la retraite. Depuis sa création en 2029, il s’est comme un outil d’épargne retraite incontournable. Ce dispositif vient remplacer les anciens produits tels que le PERP ou le contrat Madelin, en offrant plus de lisibilité, de souplesse et surtout, un avantage fiscal à l’entrée. Destiné à tous les épargnants, quel que soit leur statut, le PERin séduit par sa capacité à allier préparation de la retraite et optimisation de l’impôt sur le revenu. Mais comment fonctionne réellement ce produit ? Quels en sont les avantages fiscaux et les performances à attendre ? ici, on décrypte le fonctionnement du PERin et les raisons de son succès.

Un plan ouvert à tous les épargnants

Le plan épargne individuel peut être souscrit par toute personne physique majeure. Il est conçu pour accueillir des versements volontaires qui alimentent une épargne dédiée à la retraite. L’épargne est investie sur différents supports, en gestion libre ou en gestion pilotée, avec une allocation évolutive selon l’horizon de départ à la retraite. Contrairement à un plan épargne entreprise, le PERIN n’est pas conditionné par un statut de salarié. En moyenne, les épargnants alimentent leur plan avec plusieurs versements chaque année et bénéficient d’une offre ajustée à leur stratégie patrimoniale.

Chaque contrat peut prendre la forme d’un PER assuré, adossé à un contrat d’assurance vie, ou d’un PER bancaire. Dans les deux cas, l’objectif est d’accumuler une épargne en vue d’une sortie à la retraite et de bénéficier d’un avantage fiscal dès l’entrée, sous certaines conditions. Les versements peuvent être ponctuels ou programmés, sans obligation de régularité. Ces euros versés peuvent ouvrir droit à une déduction partielle ou totale selon les plafonds de l’année.

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Le Fonctionnement du PERin

Le Plan d’Épargne Retraite Individuel (PERin) fonctionne selon des modalités simples, qui en font un outil très accessible à tous pour préparer sa retraite. Il peut être ouvert auprès d’un assureur, d’une banque, ou d’un conseiller en gestion de patrimoine (qui lui sera objectif dans le choix des supports et du contrat), par toute personne résidant fiscalement en France. Une fois ouvert, le PERin peut être alimenté par différents types de versements : les versements volontaires, qui bénéficient d’un avantage fiscal sous condition de plafond ; les transferts en provenance d’anciens dispositifs d’épargne retraite (PERP, Madelin, etc.) ; ou encore, plus rarement, des abondements si le PER est souscrit dans un cadre collectif mais reste détenu individuellement. Les sommes versées sont investies sur des supports financiers qui peuvent varier selon le contrat : fonds en euros à capital garanti, unités de compte (actions, obligations, SCPI, etc.), ou encore produits structurés.

Les assureurs proposent aussi par défaut une gestion est dite « pilotée à horizon » (c’est une obligation réglementaire : le gestionnaire adapte progressivement l’allocation de l’épargne en fonction de l’âge du souscripteur, sécurisant le portefeuille à l’approche de la retraite. Il est également possible d’opter pour une gestion libre pour ceux qui souhaitent sélectionner eux-mêmes leurs supports. Ce fonctionnement modulaire permet de répondre à des objectifs variés, tout en préparant activement la retraite sur le long terme.

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Une fiscalité intéressante à l’entrée

L’un des principaux attraits du Plan Épargne Retraite individuel (PERin) réside dans sa fiscalité avantageuse à l’entrée. Les versements volontaires effectués sur un PERin sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de plafonds fixés chaque année par l’administration fiscale.

Pour les salariés, deux plafonds de déduction sont prévus, et c’est le plus favorable qui s’applique :

  • 10 % des revenus professionnels nets de l’année précédente, dans la limite de 8 fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS), soit un plafond absolu de 37 094,40 € en 2025 par exemple.
  • ou 10 % du PASS, soit 4 636,8 € pour 2025, si cela est plus avantageux.

Un salarié dont le revenu net imposable annuel est de 60 000 € peut déduire de son revenu, au titre de l’année 2025, un montant maximum égal à :

10 % de ses revenus professionnels dans la limite de 8 PASS
10 % x 60 000 € = 6 000 € (plafond retenu ici)

Donc pour 60 000 € de revenus imposables, le plafond de déduction est bien de 6 000 €. L’épargnant peut ainsi verser jusqu’à ce montant sur son PERin et le déduire intégralement de son revenu imposable pour réduire son impôt.

Si l’épargnant n’a pas utilisé tout son plafond au cours des 3 années précédentes, les reliquats peuvent s’ajouter.

Pour un travailleur non salarié (TNS), le plafond de déduction fiscale sur un PER (issu de la transformation des anciens contrats Madelin) est plus élevé que pour un salarié.

En 2025, il est de 10 % du bénéfice imposable dans la limite de 8 PASS, + 15 % sur la fraction du bénéfice comprise entre 1 PASS et 8 PASS. Avec le PASS 2025 fixé à 46 368 €, cela donne (Exemple de calcul pour un bénéfice de 100 000 € ):

  • 10 % jusqu’à 1 PASS : 10 % x 46 368 € = 4 636,80 €
  • + 15 % entre 1 PASS et 8 PASS (soit sur 100 000 € – 46 368 € = 53 632 €) : 15 % x 53 632 € = 8 044,80 €
  • Soit plafond total de déduction 2025 = 4 636,80 € + 8 044,80 € = 12 681,60 €

À la sortie, les règles varient selon le mode de récupération choisi :

  • En capital : les versements déduits sont imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu et les plus-values sont soumises à la flat tax (PFU de 30 %).
  • En rente viagère : le montant est imposé selon le régime des rentes à titre gratuit, avec un abattement selon l’âge de l’épargnant au moment de la liquidation.

NB : Pour les versements effectués sur le PERin mais non déduits de la base imposable des revenus, seule la part qui correspond aux gains est soumise aux prélèvements sociaux.

Les contrats d’épargne retraite affichent généralement une offre de supports variée, avec des frais exprimés en euros et détaillés dès la souscription.

Certaines situations permettent une sortie anticipée, notamment l’achat de la résidence principale, le décès du conjoint, ou encore l’invalidité. Dans ces cas, le capital récupéré est exonéré d’impôt sur le revenu, mais les gains restent soumis aux prélèvements sociaux.

Ce cadre fiscal, combiné à la flexibilité du PERin, en fait un outil de préparation retraite très efficace, à condition d’optimiser ses versements selon sa situation fiscale.
Les versements volontaires réalisés sur un PER individuel sont déductibles du revenu imposable, dans la limite du plafond prévu par la législation. Cette déductibilité constitue un outil de réduction de l’impôt sur le revenu, intéressant pour les contribuables fortement fiscalisés. Le plafond annuel est lié aux revenus professionnels ou, pour les non-salariés, au plafond annuel de la sécurité sociale. Chaque année, la mise à jour des plafonds détermine la déduction maximale possible.

Les versements volontaires déductibles sont imposés au moment de la sortie, soit au barème de l’impôt pour les retraits en capital, soit comme une rente viagère à titre gratuit, selon les modalités définies par l’administration fiscale.

Modalités de sortie : capital ou rente

Au moment du départ à la retraite, l’épargnant titulaire d’un PERin peut choisir entre plusieurs modalités de sortie. Deux options principales s’offrent à lui : le versement en capital, la rente viagère, ou encore une combinaison des deux.

  • Sortie en capital : elle peut être effectuée en une seule fois ou de manière fractionnée, selon les conditions prévues par le contrat. Cette option permet de disposer immédiatement d’une partie ou de la totalité de l’épargne constituée. Elle est souvent privilégiée par les épargnants souhaitant financer un projet ou compléter un autre revenu.
  • Sortie en rente viagère : l’épargne est transformée en revenu régulier versé jusqu’au décès de l’assuré. Le montant de la rente dépend notamment du capital accumulé, de l’âge de l’épargnant au moment de la conversion, des options de réversion éventuelles et du barème utilisé par l’assureur.

Dans les deux cas, la fiscalité applicable dépend du mode de sortie et de la nature des versements (déduits ou non déduits). À noter également que certaines situations permettent un déblocage anticipé du PERin avant l’âge de la retraite, comme l’achat de la résidence principale, l’invalidité, le surendettement ou le décès du conjoint. Ces cas sont strictement encadrés par la réglementation et peuvent bénéficier de régimes fiscaux spécifiques.

Cas de déblocage anticipé

Bien que le Plan d’Épargne Retraite Individuel (PERin) soit conçu pour une sortie à l’âge de la retraite, la loi prévoit plusieurs situations exceptionnelles permettant un déblocage anticipé des fonds, sans attendre l’âge légal. Ces cas sont limitativement énumérés par la réglementation et visent à répondre à des événements majeurs de la vie.

Les six cas autorisés de sortie anticipée sont :

  1. L’acquisition de la résidence principale (uniquement pour le compartiment des versements volontaires). Ce cas est le plus courant, notamment chez les jeunes épargnants.
  2. Le décès du conjoint ou du partenaire de PACS.
  3. L’invalidité du titulaire du PER, de son conjoint ou partenaire de PACS, ou de ses enfants (invalidité de 2e ou 3e catégorie).
  4. Le surendettement, sur demande de la commission de surendettement.
  5. L’expiration des droits aux allocations chômage, après inscription comme demandeur d’emploi.
  6. La cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire.

Régime fiscal applicable

Le traitement fiscal du rachat anticipé varie selon le motif de sortie :

  • En cas d’invalidité, de décès du conjoint, de surendettement ou de fin de droits chômage : exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, sur la part correspondant aux versements comme aux gains.
  • En cas d’acquisition de la résidence principale :

– Les versements déduits sont soumis à l’impôt sur le revenu au moment de la sortie (mais exonérés de prélèvements sociaux).

– Les versements non déduits sont exonérés d’impôt, seuls les gains sont soumis aux prélèvements sociaux (17,2 %).

 

Quelle performance attendre d’un PERin ?

La performance d’un Plan d’Épargne Retraite Individuel (PERin) dépend étroitement des supports d’investissement sélectionnés et de la stratégie de gestion mise en place. Le PERin est une enveloppe, et ce sont les actifs sous-jacents, fonds euros, unités de compte, produits structurés, SCPI, OPCVM, etc, qui déterminent le rendement final.

Le titulaire peut opter pour :

  • Un profil prudent (majorité de fonds euros) : rendement modéré mais stable, avec un capital garanti.
  • Un profil équilibré : combinaison de fonds euros et d’unités de compte (UC). Meilleur potentiel de rendement avec une volatilité mesurée.
  • Un profil dynamique : prépondérance d’UC exposées aux marchés actions ou alternatifs. Destiné aux épargnants jeunes ou acceptant une part de risque.

L’un des dispositifs phares du PERin est la gestion pilotée à horizon. Elle consiste à adapter automatiquement l’allocation d’actifs en fonction de l’âge de l’épargnant et du temps restant jusqu’à la retraite. Plus on s’approche de l’échéance, plus l’exposition au risque diminue au profit d’investissements sécurisés. Cette gestion pilotée permet d’allier dynamisme en début de parcours et sécurisation progressive, tout en s’adaptant à différents profils de risque.

Rendements observés

  • Les fonds euros affichent des rendements annuels moyens compris entre 2 % et 4%, selon les contrats. Ils sont en hausse depuis la remontée des taux d’intérêt.
  • Les unités de compte, quant à elles, n’offrent aucune garantie de capital mais peuvent générer des performances supérieures à long terme, souvent entre 5 % et 10 % par an sur des supports bien diversifiés. Ces performances dépendent toutefois des conditions de marché et des frais de gestion appliqués.

En résumé, le rendement d’un PERin n’est pas figé : il varie fortement selon le profil de gestion, le niveau de risque accepté, les frais associés et l’horizon d’investissement. Pour viser une performance optimale, il est crucial de choisir des supports adaptés à ses objectifs et de bénéficier d’un accompagnement professionnel.

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