Alternatives au crowdfunding immobilier en 2026 : l’état des lieux après Koregraf et WiSEED, et les options pour diversifier

Alternatives au crowdfunding immobilier en 2026 : l’état des lieux après Koregraf et WiSEED, et les options pour diversifier

Le crowdfunding immobilier a longtemps été perçu comme un placement “simple” : un projet, un promoteur ou marchand de biens, un taux affiché (souvent élevé), une durée courte à moyenne, puis un remboursement du capital et des intérêts. Dans un monde de taux bas, l’équation paraissait presque trop belle.

Sauf qu’en 2026, le décor a changé. Le secteur traverse une phase plus compliquée, marquée par des retards de remboursement, une sélectivité accrue des plateformes… et des événements qui ont servi d’électrochoc : la faillite de Koregraf en 2025 et le redressement judiciaire de WiSEED, finalement repris par le groupe Advenis fin 2025.

L’objectif de cet article : faire un point de situation et présenter les alternatives possibles au crowdfunding immobilier en 2026, sans conseil en investissement, mais avec des repères clairs sur les logiques de rendement, de risque, de liquidité et d’horizon.

Les alternatives au Crowdfunding immobilier en 2026

Nos conseils pour investir et les opportunités du moment

Crowdfunding immobilier en 2026 : ce qui s’est cassé depuis le “cycle euphorique”

Le crowdfunding immobilier n’a pas “disparu”. Il s’est recalibré. Et pour comprendre pourquoi la mécanique s’est enrayée, il faut revenir sur la séquence 2022–2025.

La hausse des taux a changé les règles du jeu

Le modèle du crowdfunding immobilier est très dépendant :

  • du coût du financement des opérateurs,

  • de la capacité à vendre (ou refinancer) une opération,

  • et du timing.

Quand les taux remontent vite, trois effets se cumulent :

  1. le financement bancaire devient plus cher et plus sélectif,

  2. les acheteurs finaux se raréfient,

  3. les délais de commercialisation s’allongent.

Résultat : des opérations prévues sur 12–24 mois peuvent se transformer en dossiers qui “glissent”, puis s’accumulent en retard.

Les retards ne sont plus marginaux

Le sujet numéro 1 en 2026, ce n’est pas “le rendement affiché”, c’est le délai réel de remboursement.

Une étude de l’AMF (octobre 2024) observant plusieurs plateformes pointait déjà une hausse marquée des montants en retard : la moyenne des retards (sur un échantillon de plateformes) serait passée de 20,1% à 36,9%.
D’autres baromètres évoquent encore, au S1 2025, 20 à 25% du nominal financé avec plus de 6 mois de retard, et une proportion de dossiers en procédure collective non négligeable.

Ces chiffres ne signifient pas que “tout est perdu”, mais ils traduisent une réalité : la promesse de liquidité à échéance est devenue moins fiable.

Le paradoxe : moins ça collecte, plus ça “rapporte”… sur les dossiers remboursés

Autre point intéressant : une analyse de place observait que le rendement moyen des opérations remboursées a grimpé depuis 2023, passant au-delà de 10% et approchant les 11% sur le S1 2025.
Mais c’est précisément là qu’il faut être rigoureux :
<strong>un rendement moyen sur les dossiers remboursés ne dit rien de votre expérience si vous êtes exposé à des retards ou à une procédure</strong>. Le couple rendement/risque s’évalue sur l’ensemble du portefeuille, pas uniquement sur les réussites.

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Koregraf, WiSEED : deux signaux forts sur la fragilité du modèle plateforme

Koregraf : une cessation d’activité qui a marqué les esprits

En avril 2025, Koregraf a annoncé cesser son activité, avec une organisation de gestion “extinctive” des dossiers en cours.
Au-delà du cas particulier, l’événement a rappelé un principe de base : dans le crowdfunding, il y a un risque double :

  • le risque projet/opérateur (promoteur, marchand de biens),

  • et le risque d’intermédiation (la plateforme elle-même, ses prestataires, son organisation de suivi).

Même si des dispositifs existent pour le suivi, la fermeture d’un acteur ajoute souvent de la complexité : communication, représentation des intérêts, coûts de gestion, délais.

WiSEED : redressement judiciaire puis reprise par Advenis

WiSEED a été placée en redressement judiciaire en 2025, dans le cadre d’une procédure visant à organiser une reprise.
Le tribunal de commerce de Toulouse a validé la reprise par le groupe Advenis le 11 décembre 2025 (cession d’actifs).

Ce point est important pour le marché : il montre que, même pour un acteur pionnier, la baisse du marché immobilier et la contraction de la collecte peuvent fragiliser l’équation économique d’une plateforme.

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Pourquoi autant de retards sur les dossiers ? Les causes les plus fréquentes

Sans entrer dans des cas individuels, on retrouve des raisons structurelles derrière l’explosion des retards :

  • Commercialisation plus lente : quand les ventes ralentissent, le remboursement prévu à la livraison ou à la revente est repoussé.

  • Refinancement plus difficile : un opérateur qui comptait sur une ligne bancaire ou une sortie obligataire peut se retrouver coincé par des critères durcis.

  • Coûts de chantier : même si la phase inflationniste s’est calmée, les marges ont été abîmées et les aléas restent fréquents.

  • Procédures collectives : dès qu’un dossier bascule en sauvegarde/redressement/liquidation, le calendrier échappe à la plateforme et devient judiciaire, donc potentiellement long. Des analyses de presse et baromètres ont insisté sur ce phénomène.

  • Garanties : utiles, mais pas magiques : hypothèque, fiducie, nantissement… leur activation peut prendre du temps, et leur efficacité dépend de la valeur réelle des actifs et de la hiérarchie des créanciers.

Conclusion de cette partie : le crowdfunding immobilier reste un outil, mais le cycle actuel rappelle qu’il s’agit d’un crédit risqué (souvent à des opérateurs de petite/moyenne taille), dans un environnement immobilier plus instable.

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  • Les performances potentielles
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Les alternatives au crowdfunding immobilier en 2026 : le panorama

L’idée n’est pas de remplacer “un produit” par “un autre”, mais de comprendre qu’il existe des expositions proches (immobilier, actifs réels, financement) avec des profils très différents.

Alternative 1 : SCPI (pierre-papier mutualisée)

Les SCPI permettent d’investir dans un portefeuille d’immeubles (bureaux, commerces, logistique, santé, hôtellerie…), avec mutualisation des locataires et gestion déléguée.

Ce que ça change par rapport au crowdfunding immobilier :

  • vous n’êtes pas exposé à un seul projet, mais à un parc,

  • le rendement dépend des loyers (et des arbitrages), pas d’une revente à date fixe,

  • la liquidité existe, mais elle peut varier selon le marché et la SCPI (et n’est jamais garantie à tout moment).

Points de vigilance :

  • frais,

  • fiscalité (revenus fonciers hors assurance-vie),

  • valeur des parts pouvant évoluer à la hausse comme à la baisse.

Alternative 2 : SCI / OPCI logés dans une assurance-vie

Pour ceux qui cherchent une exposition immobilière avec une enveloppe plus souple, les SCI immobilières ou les OPCI disponibles en assurance-vie sont souvent cités.

Différences clés :

  • cadre fiscal de l’assurance-vie,

  • possibilité d’arbitrage au sein du contrat,

  • volatilité potentiellement plus élevée qu’une SCPI (notamment pour les OPCI qui incluent souvent des foncières cotées et de la liquidité).

À surveiller :

  • frais du contrat et du support,

  • conditions de liquidité (certaines fenêtres peuvent être restreintes en période de stress),

  • composition réelle du support.

Alternative 3 : foncières cotées (REIT/SIIC) et ETF immobiliers

Si l’objectif est l’immobilier… mais avec liquidité quotidienne, les foncières cotées ou des ETF sectoriels existent.

Avantages :

  • liquidité élevée,

  • transparence,

  • diversification internationale possible.

Limites :

  • volatilité boursière (souvent bien supérieure à l’immobilier non coté),

  • sensibilité aux taux (parfois très marquée),

  • risque actions “pur”, donc à considérer comme tel.

Alternative 4 : dette privée (immobilière ou corporate) via fonds

La dette privée dans l’univers du private equity consiste à financer des entreprises ou des projets via des instruments non cotés structurés par des gérants spécialisés.

Pourquoi c’est souvent mentionné comme alternative :

  • logique de coupon/rendement plus régulière que l’equity,

  • structuration potentiellement plus robuste qu’un ticket projet par projet,

  • diversification via un portefeuille.

Contreparties :

  • liquidité limitée (fonds fermés ou fenêtres),

  • risque de crédit réel,

  • complexité plus élevée.

Alternative 5 : Le Club Deal Immobilier : co-investir dans des opérations exclusives

Le club deal immobilier repose sur le regroupement d’investisseurs au sein d’une structure dédiée afin de financer une opération immobilière précise. Ce format donne accès à des actifs de qualité, souvent sur des montages sur mesure, avec un effet de levier bancaire maîtrisé. En contrepartie, le ticket d’entrée est élevé, fréquemment au-delà de 50 000 €, avec un horizon de 3 à 10 ans selon les projets et une illiquidité. Notons toutefois que certains acteurs commmencent à proposer des club deals accessibles dès 10 000 €.

Le risque est concentré sur un seul projet, à la différence des fonds diversifiés. Ce type d’investissement s’adresse à des investisseurs expérimentés recherchant personnalisation et opérations exclusives, en complément d’une allocation déjà structurée.

Alternative 6 : infrastructures, transition énergétique, ENR (crowdfunding non immobilier ou fonds)

Pour certains investisseurs, l’envie n’est pas “l’immobilier”, mais “les actifs réels” et une prime de rendement. Les projets d’énergies renouvelables (selon les baromètres) ont parfois montré une meilleure résilience que l’immobilier en période récente.

Deux voies existent :

  • financement participatif orienté ENR (avec ses risques propres),

  • fonds spécialisés (infrastructure/ENR), souvent plus diversifiés mais moins accessibles.

Alternative 7 : produits structurés (cadre de performance conditionnel)

Les produits structurés ne sont pas une alternative “immobilière”, mais peuvent répondre à une logique : rechercher un rendement conditionnel sur un horizon défini.

À comprendre :

  • performance dépend d’un scénario (indice, action, panier),

  • protection partielle ou totale selon la structure,

  • risque émetteur et complexité.

C’est une alternative “objectif/horizon”, pas une alternative “brique immobilière”.

Alternative 8 : fonds diversifiés prudents / allocation multi-actifs

Après une période où beaucoup d’épargnants ont empilé des tickets crowdfunding, la démarche “allocation” revient : des fonds diversifiés, gérés avec contrôle de la volatilité, peuvent servir de brique de transition.

Le principal intérêt : mutualiser le risque et éviter la concentration sur un seul segment (ici, la promotion/marchands de biens).

Ce qu’il faut retenir (et ce qu’il ne faut pas conclure trop vite)

  • Le crowdfunding immobilier reste un segment pertinent et utile, d’ailleurs c’est probablement le meilleur moment pour y investir en ce moment après la correction des prix ces dernières années. Mais le cycle 2023–2026 a mis en avant ses fragilités : retards, procédures, illiquidité, et dépendance forte à la qualité des opérateurs et des plateformes.

  • La faillite de Koregraf et le redressement judiciaire de WiSEED (repris par Advenis) sont deux événements qui ont ancré le sujet dans le réel : le risque ne se limite pas au projet, il concerne aussi l’écosystème.

  • Les alternatives existent et couvrent un spectre large : pierre-papier (SCPI/SCI/OPCI), immobilier coté, dette privée, private equity immobilier, infrastructure/ENR, produits structurés, fonds diversifiés… avec des compromis différents.

Ce n’est pas une question de “meilleur placement”, mais de cohérence : horizon, liquidité, tolérance au risque, fiscalité, et surtout compréhension du produit.

Conclusion

En 2026, le crowdfunding immobilier n’est plus un placement “automatique” à deux chiffres. C’est un segment qui exige de lire, comparer, diversifier, et accepter que le temps réel de remboursement peut diverger fortement du planning initial. Les événements Koregraf et WiSEED ont agi comme un rappel : la performance affichée ne doit jamais masquer la mécanique du risque.

Pour autant, l’idée de “financer l’économie réelle” ou de s’exposer à l’immobilier n’a pas disparu. Elle peut prendre d’autres formes, parfois mieux diversifiées, parfois plus liquides, parfois plus longues, parfois plus complexes. Le bon réflexe n’est pas de remplacer un produit par un autre, mais de construire une palette d’expositions adaptée à une allocation patrimoniale structurée.

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Questions fréquentes

Questions Fréquentes

Quels sont les meilleurs placements pour investir en 2025 ?

Évidemment, vous vous doutez bien qu’il n’y a pas qu’une seule réponse à cette question. Il n’y a pas de “meilleurs placements en 2025” mais plutôt  “un ou plusieurs très bons placements en fonction de votre profil d’investisseur, de votre situation patrimoniale, de votre horizon et de vos objectifs d’investissement”. C’est pourquoi, c’est toujours très compliqué pour nous de répondre à cette question. Nous pouvons néanmoins vous donner quelques pistes de réflexions, à affiner avec un de nos experts : les SCPI et SCI de rendement, le Private Equity (financier ou immobilier), le Crowdfunding (startup, immobilier ou projets dans les énergies renouvelables), produits structurés ou encore les cryptomonnaies si vous êtes plus opportuniste.

Comment choisir et comparer les différentes SCPI ?

Quand on commence à faire des recherches sur comment investir en SCPI, on se rend vite compte qu’il y a beaucoup d’informations à digérer. Du coup, on arrive vite à se poser cette question : comment bien choisir et comparer les SCPI entres-elles ? Pas si simple quand on est non initié. Il faut tout d’abord s’intéresser aux gestionnaires et à leurs compétences. Ensuite comprendre où et comment les SCPI investissent dans l’immobilier et faire un rapprochement avec les tendances de marché (cycles immobiliers). Et enfin, analyser les indicateurs de performance : évolution du TOF, du dividende, des valeurs d’expertises, des réserves, des travaux etc.

Quelles sont les alternatives aux fonds en euro d’assurance-vie ?

L’assurance-vie reste un des placements préférés des français, et à juste titre puisque c’est l’enveloppe d’investissement la plus souple et la plus flexible sur le marché des placements. Depuis des décennies, ce produit de placement ne cesse d’évoluer pour offrir toujours plus d’alternatives aux fonds en euro dont les performances déçoivent depuis plusieurs années. Il existe des alternatives que l’on appellent communéments des unités de comptes : SCPI et SCI de rendement, produits structurés à capital protégé ou garantie, fonds obligataires datés, fonds de Private equity, opcvm, Trackers (ETF) etc…

A qui s’adressent les contrats d’assurance-vie de droit luxembourgeois ?

Le contrat d’assurance-vie de droit luxembourgeois offre à l’investisseur un cadre d’investissement privilégié : celui du Luxembourg. Le cadre juridique de ce pays offre une plus grande sécurité au capital en plaçant l’épargnant comme créancier prioritaire en cas de faillite  de la compagnie d’assurance et l’indemnisation de l’investisseur n’est pas plafonnée (contrairement à la France où le plafond est de 70 000 €). Ensuite, l’investisseur bénéficie de possibilités d’investissement plus large qu’en France et accède à des gestions financière de très haut de gamme.

Le Crowdfunding immobilier est-il le nouvel eldorado des investisseurs ?

C’est indéniable. Depuis plusieurs années le crowdfunding immobilier a pris une place très importante dans le panorama des placements attractifs en France. Avec plus de 9% de rendement annuel en moyenne, et une durée moyenne d’investissement inférieure à 2 ans, il présente de nombreux atouts. Pour autant, ce placement n’est pas dénué de risque, il faut être très sélectif sur les projets proposés sur les différentes plateformes du marché. Nos experts sont à vos côtés pour vous accompagner.

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