2025 restera comme une année paradoxale. D’un côté, les marchés actions ont largement récompensé la prise de risque, avec des indices européens et américains en nette hausse. De l’autre, l’actif qui a le plus marqué les portefeuilles n’est ni un indice boursier, ni une crypto, mais bien… l’or, talonné par l’argent, qui a signé une performance exceptionnelle. Début 2026, le mouvement s’accélère : les métaux précieux évoluent à des niveaux historiques, portés par un cocktail de facteurs monétaires, géopolitiques et structurels.
Dans cet article, on fait le point sur le bilan des marchés financiers 2025, puis sur les perspectives 2026 évoquées par de nombreux experts, avec un focus particulier sur l’or et l’argent en ce début d’année.
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2025 : des marchés haussiers, partout… mais avec de grosses nuances
Si l’on résume 2025 en une phrase : les actifs risqués ont gagné, mais la lecture dépend énormément de la zone géographique… et de la devise.
En Europe, plusieurs marchés ont affiché des performances spectaculaires. Selon un bilan publié début janvier 2026 par des professionnels de l’allocation, l’IBEX 35 espagnol aurait progressé de +49,3% et le FTSE MIB italien de +31,5% sur l’année. La France, en revanche, a nettement moins brillé : le CAC 40 n’aurait gagné “que” +10,4%.
Cette sous-performance française est intéressante à décoder car elle dit beaucoup des moteurs 2025 :
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Composition sectorielle : le CAC 40 est très exposé au luxe, à l’énergie et à la santé ; or ces secteurs ont été plus heurtés, alors que les banques et la défense (fortes en Europe en 2025) sont parfois davantage pondérées ailleurs.
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Risque politique : la prime de risque “France” a pesé par épisodes, en particulier quand l’actualité nationale a augmenté l’incertitude sur la trajectoire budgétaire et fiscale (un facteur que les marchés valorisent rapidement).
Le fait marquant, souvent moins commenté que les grands indices, c’est le rebond des petites capitalisations : le CAC Small aurait bondi de +55% en 2025, après plusieurs années difficiles.
Pour de nombreux gérants, ce type de rattrapage est typique des phases où les conditions de marché s’assouplissent : quand la visibilité sur les taux s’améliore et que le coût du capital cesse de surprendre à la hausse, les segments “décotés” reprennent vie.
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États-Unis : la hausse est là… mais l’histoire est différente vue depuis l’Europe
Côté américain, 2025 est positive : Nasdaq Composite +20,4%, S&P 500 +16,4%, Dow Jones +13% (chiffres cités dans le bilan de début 2026).
Mais le vrai sujet, pour un investisseur basé en zone euro, a été le dollar. Toujours selon ce même bilan, le billet vert aurait perdu près de 12% face à l’euro en 2025.
Conséquence : une partie de la performance des actions américaines s’est “évaporée” une fois convertie en euros. C’est un rappel très concret pour la gestion de patrimoine :
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investir à l’international, ce n’est pas seulement choisir une zone,
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c’est aussi assumer (ou couvrir) un risque de change.
En 2026, cette question du dollar revient au centre du jeu, car elle influence à la fois l’appétit pour les actifs américains… et l’attrait des valeurs refuges comme l’or.
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Asie : des marchés solides, mais hétérogènes
En Asie, le bilan 2025 est également positif, avec des marchés déjà à des niveaux très élevés selon les observateurs : le Nikkei 225 aurait progressé de +26,2%, l’indice indien Nifty 50 de +10,5%, tandis que le CSI 300 chinois aurait gagné +17,7%.
Là encore, l’idée clé pour 2026 est la suivante : beaucoup d’actifs risqués entrent dans l’année “cher”, ou à minima sur des niveaux exigeants. Et quand les valorisations sont tendues, la suite dépend fortement des taux, des bénéfices et de la stabilité macro.
Le grand gagnant 2025 : l’or. Et l’argent a fait encore plus fort
C’est le point qui change la narration habituelle : l’actif emblématique de 2025 n’est pas le bitcoin, mais l’or.
Selon le même bilan de marché publié début janvier 2026, l’or aurait progressé de +64,4% en dollars en 2025, tandis que l’argent aurait bondi de +147,3%.
Début 2026, les prix atteignent des zones historiques :
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L’or se traite autour de 4 450–4 600 $ l’once selon plusieurs relevés de marché de début janvier.
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Le 12 janvier 2026, un relevé de prix indique un cours de l’or autour de 4 539 $ et l’argent autour de 81,60 $.
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Plusieurs analyses et scénarios d’institutions anticipent une poursuite de la tendance, avec des projections élevées (tout en rappelant qu’il s’agit de scénarios, pas de certitudes).
Ce qu’il faut comprendre : le mouvement des métaux précieux dépasse le simple réflexe “peur”. Il s’appuie sur plusieurs moteurs plus profonds.
2026 s’annonce “plus technique” : pourquoi les experts parlent de marché plus exigeant
Beaucoup de professionnels de l’allocation décrivent 2026 comme une année prometteuse mais plus technique, parce que de nombreux segments risqués (actions, crédit, certaines thématiques) sont déjà à des niveaux élevés.
Trois paramètres reviennent dans les commentaires d’experts.
1) Les taux et la trajectoire des banques centrales
La dynamique attendue est celle d’un assouplissement monétaire progressif… mais moins linéaire qu’on ne l’imagine. Certains acteurs soulignaient dès fin 2025 que le marché anticipait des baisses de taux aux États-Unis sur la seconde partie de 2025 puis 2026.
D’autres notes de marché insistent sur un point : même en phase de baisse, la Fed peut rester prudente et “doser” l’assouplissement.
Ce contexte est central pour les métaux précieux : quand les taux réels baissent (ou quand les investisseurs pensent qu’ils vont baisser), le coût d’opportunité de détenir de l’or diminue.
2) Le dollar et les déséquilibres budgétaires
La question du dollar est redevenue structurante, à la fois pour les performances internationales en euros (effet change) et pour l’attrait des actifs tangibles. Quand les interrogations montent sur la soutenabilité de certaines trajectoires de dette, l’or retrouve mécaniquement sa place de réserve de valeur dans l’imaginaire… et dans les allocations.
3) La géopolitique et les “chocs de régime”
Sans tomber dans le catastrophisme, les marchés ont appris à vivre avec une prime de risque géopolitique durable. Cette prime se traduit parfois par plus de volatilité, et par un appétit renforcé pour les actifs “non souverains” (dont l’or fait partie).
Focus 2026 : métaux précieux, une nouvelle phase haussière… mais pas sans risques
Début 2026, l’or et l’argent ne montent pas “par hasard”. On retrouve plusieurs explications citées par de nombreux commentateurs de marché : incertitude macro, interrogations sur les politiques monétaires, endettement, tensions géopolitiques, diversification des réserves officielles.
L’or : de la valeur refuge au “stabilisateur de portefeuille”
L’or coche plusieurs cases à la fois :
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actif international (coté en dollars, mais détenu mondialement),
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pas de risque de défaut (contrairement à une obligation),
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référence historique dans les périodes de perte de confiance monétaire.
En janvier 2026, plusieurs articles de marché relèvent un or autour de 4 4xx $ l’once, après des pointes plus hautes et des phases de consolidation.
Et des institutions évoquent des scénarios très haussiers en cas de regain de tensions ou d’accélération des craintes sur la dette.
Le point important, patrimonialement : l’or n’est pas seulement un pari directionnel. Dans une allocation diversifiée, il sert souvent de coussin quand les marchés actions ou le crédit deviennent instables. C’est d’ailleurs ce que souligne implicitement la lecture 2025 : intégré à petite dose, l’or a fortement contribué.
L’argent : la même histoire… avec un moteur industriel et une volatilité supérieure
L’argent est plus compliqué — et c’est justement ce qui le rend intéressant… et dangereux.
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Il a une dimension “monétaire / refuge” proche de l’or,
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mais aussi une dimension industrielle (énergie, électronique, technologies).
Début 2026, plusieurs médias financiers soulignent une envolée des cours, avec des prix autour de 80–90 $ l’once et des débats sur la soutenabilité à court terme.
Reuters note notamment des flux très importants vers des ETF adossés à l’argent et une lecture de “trade encombré” (crowded trade), ce qui peut augmenter le risque de corrections brutales.
D’autres analyses mettent en avant un possible plafonnement si la demande industrielle se rétracte sous l’effet de prix trop élevés (substitution, optimisation des procédés).
Traduction pour 2026 : l’argent peut offrir un potentiel supérieur, mais il faut l’aborder comme un actif plus volatil, plus “technique”, et sensible au cycle économique.
Perspectives 2026 : comment les experts articulent actions, taux… et métaux précieux
Si l’on synthétise les scénarios évoqués par les professionnels en ce début d’année, on retrouve souvent une logique “en trois étages”.
1) Actions : encore du potentiel, mais des points d’entrée plus importants
Après une année 2025 très favorable (Europe forte, États-Unis solides), la question n’est plus “est-ce que les actions montent ?” mais “à quel prix, et avec quelles marges de sécurité ?”.
Beaucoup d’experts insistent sur :
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l’importance de la diversification (zones, styles, secteurs),
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la gestion du risque de change pour les portefeuilles en euros,
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et le retour du stock-picking / de la sélection de qualité quand les indices sont chers.
2) Obligations : redevenues utiles… mais pas miraculeuses
Le débat 2026 porte sur la trajectoire des banques centrales. Si la désinflation se confirme et que les baisses de taux continuent, les obligations peuvent jouer leur rôle de stabilisateur. Mais attention : si l’inflation repart ou si les déficits inquiètent, la volatilité sur les taux peut revenir.
3) Métaux précieux : un rôle de diversification qui redevient central
C’est peut-être le message le plus net de ce début 2026 : l’or, et dans une certaine mesure l’argent, reprennent une place stratégique dans les allocations.
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L’or bénéficie d’un statut de “réserve de valeur” et d’une demande institutionnelle mondiale (notamment via la diversification des réserves).
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L’argent combine la dynamique macro et l’industrie, ce qui amplifie les mouvements.
Les scénarios 2026 les plus favorables aux métaux précieux s’appuient sur :
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une poursuite de l’assouplissement monétaire (taux réels plus bas),
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une incertitude géopolitique persistante,
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et une demande robuste (investissement, banques centrales, flux ETF — surtout visible sur l’argent).
Comment intégrer les métaux précieux dans une stratégie patrimoniale
C’est souvent le point où l’on bascule trop vite dans la recommandation. Restons factuels : les métaux précieux peuvent jouer un rôle utile, mais leur place dépend du profil.
Quelques principes de bon sens patrimonial :
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L’or est souvent utilisé comme diversifiant et protection contre certains risques extrêmes (monétaires, géopolitiques).
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L’argent peut compléter, mais il faut accepter une volatilité plus forte et un risque de correction rapide.
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Le support : physique, ETF, OPCVM, actions minières… en assurance-vie ou dans un compte titre (chaque véhicule a ses particularité).
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La taille de la position compte plus que l’idée : une bonne pratique consiste à rester dans des proportions compatibles avec l’objectif (diversification) et la tolérance au risque.
Rappel : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tous les investissements comportent un risque de perte en capital, et les métaux précieux peuvent être volatils, surtout après des hausses rapides.