Chaque année au mois de Mai, c’est devenu un rituel pour tous les contribuables français. L’heure de la déclaration d’impôt est arrivée. C’est aussi pour beaucoup d’entre vous le moment de faire un bilan fiscal pour évaluer le poids de l’impôt dans votre budget annuel. Et si vous déclarez des revenus fonciers, vous allez forcément vous poser la question : comment puis-je réduire les impôts payés sur mes revenus fonciers ? Nous allons dans cet article vous donner des premiers éléments de réponse, une base de réflexion que vous pourrez approfondir avec l’un de nos spécialistes.
L’imposition des revenus fonciers
La fiscalité en France n’est pas des plus simples. Mais il faut avouer que s’agissant des revenus fonciers, la fiscalité est relativement facile à comprendre. Comme nous vous l’expliquons en détail dans notre guide de l’imposition des revenus fonciers, le contribuable a le choix entre deux alternatives. Soit il opte pour le régime réel d’imposition, soit c’est le régime du micro-foncier qui s’applique de plein droit quand les revenus ne dépassent pas 15 000 € par an. Si les revenus fonciers annuels sont supérieurs à 15 000 €, alors c’est le régime réel qui devient le régime applicable de plein droit. Dans le cadre du micro-foncier, le contribuable bénéficie d’un abattement de 30 % sur le montant des revenus fonciers bruts qu’il déclare sur sa déclaration n°2042 dans la case 4BE. Dans le cadre du régime réel, il doit compléter le formulaire n°2044 ou 2044-SPE selon sa situation, et y inscrire tous ses revenus fonciers et ses charges (ex : travaux d’entretien, charges de copropriété, frais d’assurance lié à la location du bien, frais d’agence, etc.) déductibles au sens de l’article 31 du CGI. En renseignant un de ces deux formulaires, le contribuable détermine ainsi son bénéfice foncier imposable qu’il reporte dans sa déclaration d’impôt 2042.
Dans les deux cas, l’administration fiscale intègre les revenus fonciers nets dans le barème d’imposition, au même titre que les revenus d’activité professionnelle pour déterminer l’impôt sur le revenu à payer. Les prélèvements sociaux de 17,2 % en 2020 sont également calculés sur le montant des revenus fonciers nets. Aussi, plus la TMI (Tranche Marginale d’Imposition) du propriétaire bailleur est élevée, plus l’impôt qu’il aura à régler sur ses revenus fonciers sera important. On considère que dès qu’un contribuable dispose d’une TMI supérieure ou égale à 30 %, il existe des dispositifs permettant d’optimiser sa situation fiscale.